Roulant à tombeau ouvert, certains n’attendent pas le flash du radar pour sentir la sanction tomber. En France, la traque des excès de vitesse s’est structurée à coups de radars automatiques et de contrôles ciblés. Se faire surprendre à 40 km/h au-dessus de la limite n’est pas une simple erreur d’inattention : c’est une infraction qui vous coûte quatre points d’un coup. Pour ceux qui empilent déjà les avertissements, le permis commence à vaciller dangereusement.
Mais l’histoire ne s’arrête pas à un simple retrait de points. À ce stade, l’État ne se contente pas de pointer du doigt : l’amende tombe, souvent salée, et une suspension temporaire du permis devient une menace bien réelle. Cette sévérité s’inscrit dans un objectif clair : réduire l’accidentologie liée à la vitesse, rappeler que la route n’est pas un terrain d’expérimentation.
Plan de l'article
Les sanctions qui tombent pour un excès de 40 km/h
Rouler 40 km/h au-dessus de la limite réglementaire, c’est s’exposer à un arsenal de sanctions prévu par l’article R413-14 du code de la route. Les contrôles reposent principalement sur le tandem radars policiers et automatiques, qui ne laissent guère de place à l’approximation.
Voici ce que prévoit la loi pour une telle infraction :
- Amende : L’amende forfaitaire s’élève à 135 euros et peut grimper à 375 euros en cas de majoration.
- Retrait de points : Quatre points s’envolent d’un coup sur le permis.
- Suspension de permis : Jusqu’à trois ans de suspension possible.
- Stage de sensibilisation : Parfois imposé, ce stage vise à confronter le conducteur à sa responsabilité.
Les jeunes conducteurs, premiers exposés
Pour ceux qui roulent en permis probatoire, la sanction devient immédiatement risquée. Avec seulement six points en poche, une telle infraction laisse le conducteur sur le fil du rasoir. L’annulation n’est alors plus qu’à un pas. Cette politique vise à responsabiliser les plus novices, souvent tentés de tester les limites du compteur.
Radars, policiers : la vigilance permanente
Les contrôles se multiplient sur tout le territoire. Radars fixes, mobiles, contrôles routiers inopinés : la surveillance ne laisse que peu de marge de manœuvre aux excès d’optimisme. La vitesse reste l’une des premières causes de mortalité routière, un chiffre que l’État entend bien faire baisser.
Ce que ça change pour votre permis
En permis probatoire, le cadre est strict. Quatre points en moins, et c’est le risque de voir son permis tout simplement annulé. Pour beaucoup, cela signifie repasser par la case auto-école et réapprendre à composer avec la rigueur du code de la route.
Conducteurs aguerris : pas d’immunité
Les plus expérimentés ne sont pas épargnés. Déjà pénalisés par d’éventuelles infractions passées, ils voient leur capital fondre dangereusement. La suspension pouvant atteindre trois ans n’est pas une simple formalité administrative : elle peut bouleverser une vie professionnelle, compliquer les déplacements familiaux ou même remettre en cause certains emplois.
Stage de récupération : une bouée de secours
Un stage de sensibilisation à la sécurité routière offre la possibilité de regagner jusqu’à quatre points. Mais attention, cette porte de sortie n’est accessible qu’à certaines conditions, et ne peut être utilisée qu’à intervalles espacés. Pour nombre de conducteurs, ce rendez-vous est l’occasion de faire le point et, parfois, de changer durablement leurs habitudes au volant.
Excès de vitesse : chiffres et réalités
Les statistiques l’attestent : la vitesse excessive reste au cœur des accidents les plus graves. Les jeunes conducteurs, dans leur période probatoire, sont particulièrement vulnérables. Le système de sanctions n’est pas là pour punir à l’aveugle, mais pour tenter de limiter les drames qui jalonnent chaque année les routes françaises.
Que faire en cas de contestation ?
Vous estimez la sanction injustifiée ou vous pensez avoir relevé une faille dans la procédure ? Il existe différentes voies pour tenter de faire valoir ses droits face à une infraction pour excès de vitesse de 40 km/h.
Contester par courrier : la première étape
Il faut commencer par envoyer un courrier recommandé avec accusé de réception, destiné à l’Officier du Ministère Public. Le délai pour agir est de 45 jours à partir de la réception de l’avis de contravention. Il est recommandé de joindre tous les justificatifs utiles : témoignages, photos, éléments prouvant un dysfonctionnement technique. Plus le dossier est précis, plus les chances de succès augmentent.
Faire appel au tribunal de police
Si la démarche par courrier n’aboutit pas, l’affaire peut être portée devant le tribunal de police. Cette instance se penche sur la conformité de la procédure et sur l’examen des preuves. L’accompagnement par un avocat spécialisé en droit routier permet souvent d’argumenter de façon plus efficace et d’identifier d’éventuelles failles dans le dossier adverse.
Procédure : où peuvent se cacher les erreurs ?
L’analyse minutieuse des détails peut révéler des vices de forme. Les motifs suivants peuvent parfois conduire à l’annulation de la sanction :
- Réception de la notification hors délai légal
- Erreur sur l’identité réelle du conducteur
- Dysfonctionnement avéré du radar
Stage de sensibilisation : une alternative possible
Dans certains cas, il est envisageable de solliciter un stage de sensibilisation à la sécurité routière pour récupérer des points à la place de la sanction initiale. Cette option dépend de la décision du juge et des circonstances précises de l’infraction. Elle reste donc à la discrétion des autorités, mais peut représenter une seconde chance pour certains conducteurs.
Sur la route, chaque excès de vitesse n’est jamais anodin. La sanction, lourde, rappelle que le permis n’est pas qu’un bout de plastique : c’est la clef d’une mobilité, parfois d’une liberté. Reste à chacun de trouver son rythme, entre prudence et responsabilité. Qui voudrait perdre cette clef pour un instant d’impatience ?



