Les automobilistes disposant d’un contrat LOA et d’un projet immobilier peuvent souvent être incapables d’obtenir leur financement, car le loyer LOA est trop élevé pour mettre en œuvre un paiement mensuel.
Projet de LOA et d’achat immobilier
Le crédit-bail automobile attire de nombreux conducteurs. Ce dispositif leur ouvre la porte d’une voiture neuve, personnalisée selon leurs envies, tout en leur évitant le casse-tête des frais imprévus. Le principe est limpide : l’automobiliste verse un loyer fixe, roule dans un véhicule en parfait état et n’a pas à se soucier de dépenses annexes le temps du contrat. Derrière la simplicité apparente se cache pourtant une réalité à ne pas négliger, surtout pour ceux qui envisagent de devenir propriétaires d’un bien immobilier.
Car la LOA, derrière son apparence de location simple, est aussi un crédit à la consommation. La banque ou l’organisme financier accorde en fait un crédit-bail : l’établissement achète le véhicule et le loue au conducteur, qui aura la possibilité de l’acquérir à la fin du contrat. Mais dès qu’un projet immobilier entre en scène, le montage se complique. Pour obtenir un prêt immobilier, il faut présenter un dossier solide, capable de rassurer le banquier. Or, la location avec option d’achat s’ajoute à la liste des crédits en cours : elle pèse dans le calcul du taux d’endettement, au même titre qu’un crédit conso classique.
Résultat : si le montant du loyer LOA est trop lourd, le dossier de crédit immobilier risque de rester lettre morte. Le taux d’endettement peut franchir le seuil toléré, ou le reste à vivre s’amenuiser au point de faire hésiter l’établissement prêteur. La situation devient alors un vrai casse-tête : pour décrocher l’accord de la banque, il faut alléger la charge mensuelle, voire sortir entièrement de la LOA.
Pour celles et ceux qui se retrouvent dans cette impasse, deux solutions concrètes s’offrent à eux : soit transmettre leur contrat LOA à un tiers, soit regrouper leurs crédits pour rééquilibrer leur budget.
Du transfert LOA au rachat de crédit
Le principal écueil d’une LOA ? Son caractère engageant. Impossible de s’en défaire sur un simple coup de tête. Mettre fin à une location avec option d’achat avant l’échéance implique de respecter certaines conditions. L’automobiliste devra soit lever l’option d’achat et revendre le véhicule, soit tenter de le transférer à une autre personne.
Dans la pratique, le transfert de crédit-bail séduit de plus en plus de particuliers. La démarche : trouver un repreneur pour le contrat, déposer une demande auprès de l’organisme bailleur, puis, après son feu vert, céder la voiture et voir le contrat passer à un nouveau locataire. C’est la porte de sortie la plus directe pour qui veut libérer de la capacité d’emprunt avant d’envisager un achat immobilier.
Pour ceux qui préfèrent une autre approche, la consolidation de crédits offre une alternative. Voici ce que cela permet concrètement :
- Regrouper la LOA, les crédits à la consommation et le futur prêt immobilier en un seul emprunt
- Allonger la durée de remboursement pour diminuer la mensualité globale
- Solliciter une seule banque ou un organisme spécialisé pour simplifier la gestion
En procédant ainsi, l’emprunteur peut racheter son contrat LOA, mettre fin à la location et choisir de garder le véhicule ou de le vendre pour récupérer un apport à réinvestir dans son projet immobilier. Cette solution apporte une bouffée d’air au budget, et remet à plat l’ensemble des dettes. Un couple qui rêve d’acheter une maison peut par exemple solder sa LOA, alléger ses mensualités et présenter un dossier plus solide à son banquier.
Le choix entre crédit-bail et crédit auto ne se résume donc pas à une question de confort ou de préférence : il engage l’avenir. Un contrat trop lourd peut fermer la porte à une acquisition immobilière. Mais avec un peu d’anticipation et les bonnes démarches, rien n’empêche de reprendre la main sur son dossier et de tracer sa route, vers de nouveaux horizons.


