SS, WW, II, OO… Ces combinaisons ne traversent jamais la route sur les plaques françaises. Ce n’est pas un caprice administratif, mais la stricte application de l’arrêté du 9 février 2009. Derrière ces interdits, un système millimétré qui façonne le visage anonyme de chaque véhicule.
Les lettres comme I, O ou U restent soigneusement à l’écart. Leur absence n’est pas une question d’esthétique, mais de clarté : éviter la moindre confusion avec les chiffres ou d’autres caractères, surtout dans l’urgence d’un contrôle. Le système d’immatriculation évolue, s’ajuste, verrouille de nouvelles combinaisons dès qu’un risque d’ambiguïté ou de dérive émerge.
À quoi servent les règles sur les lettres des plaques d’immatriculation ?
La réglementation encadrant les lettres sur les plaques d’immatriculation ne laisse place à aucune improvisation. Elle façonne le SIV (système d’immatriculation des véhicules) et impose une lisibilité sans faille, pour les forces de l’ordre comme pour les dispositifs de contrôle automatisés. Chaque détail compte : format, succession, choix des caractères… tout est verrouillé.
Un simple coup d’œil à une plaque minéralogique dévoile un code unique, un numéro, un ancrage territorial via l’identifiant territorial et le logo régional. Cette rigueur n’est pas gratuite : bannir certaines lettres interdites empêche les confusions avec les chiffres, mais aussi toute association à une signification sensible ou déplacée. L’objectif : garantir la neutralité et la robustesse du numéro d’immatriculation.
Plusieurs objectifs s’entremêlent :
- Sécurité routière : permettre une identification rapide par la police ou les radars.
- Homologation : uniformiser les plaques sur tout le territoire, du format au style.
- Prévention des fraudes : assurer à chaque véhicule un identifiant unique, infalsifiable.
L’attribution des numéros d’immatriculation ne concerne pas seulement le conducteur : elle s’inscrit dans une logique de sécurité et de gestion à l’échelle nationale. La plaque d’immatriculation française s’affirme ainsi comme un outil fondamental de contrôle et de traçabilité pour tous les véhicules.
Lettres interdites : quelles sont les combinaisons à éviter en France ?
Certains détails sautent aux yeux des initiés : certaines lettres n’apparaissent jamais sur les plaques d’immatriculation françaises. Cette sélection vise à tenir à distance toute confusion, qu’elle soit visuelle ou symbolique. Le W, par exemple, n’est visible que sur les plaques temporaires ou de transit, jamais sur une immatriculation définitive. Même règle pour le O et le I, systématiquement écartés pour éviter qu’ils ne soient lus comme un zéro ou un un lors d’un contrôle.
Certaines combinaisons de lettres interdites sont éliminées pour d’autres raisons. Impossible de croiser une série SS, WW, OO, II, KK, QQ, UU sur la route, pas plus que des associations à connotation politique, religieuse ou insultante. La règle est simple : la plaque reste un identifiant, jamais un message. Ce filtrage prévient tensions et dérapages.
| Série ou lettre | Statut | Motif |
|---|---|---|
| W | Autorisée temporairement | Véhicules en transit ou en attente d’immatriculation définitive |
| O, I | Interdites | Risque de confusion avec 0 et 1 |
| SS, WW, OO, II, KK, QQ, UU | Interdites | Ambiguïté, connotations, lisibilité |
Ce tableau illustre un principe fort : chaque plaque délivrée en France doit répondre à des normes strictes de neutralité et de lisibilité. Pour les professionnels du secteur, ce détail structure tout le système d’immatriculation et protège son intégrité.
Pourquoi certaines lettres et associations sont-elles proscrites ?
Dans l’univers du code de la route, rien n’est laissé au hasard, surtout sur le numéro d’immatriculation. Les lettres interdites ne sont pas choisies à la légère : leur absence protège à la fois la sécurité et la lisibilité pour tous. Le système SIV les exclut pour empêcher toute confusion avec les chiffres : un « O » pour un zéro, un « I » pour un un, et c’est toute la chaîne d’identification qui vacille. Les forces de l’ordre exigent une lecture sans faille, que ce soit sous le flash d’un radar ou lors d’un contrôle routier.
Mais il y a aussi la force du symbole. Les plaques d’immatriculation ne doivent jamais servir de support à des insignes, des références politiques ou des messages déplacés. Le règlement verrouille tout usage détourné de l’identifiant, pour empêcher toute dérive ou provocation.
Voici les principales mesures d’exclusion appliquées :
- Suppression des lettres ambiguës : « O », « I », « U »
- Interdiction des séries sensibles : « SS », « KK », « QQ », « WW »
- Rejet de toute référence politique ou religieuse
Grâce à ces garde-fous, le système d’immatriculation français protège l’anonymat et la neutralité des plaques. La cohésion et la sécurité routière passent avant toute envie d’originalité ou de message personnel.
Ce qui change : évolutions récentes et points de vigilance pour les automobilistes
Depuis 2021, la réglementation sur la plaque d’immatriculation s’est durcie. Les contrôles se sont intensifiés, que ce soit en préfecture ou chez les professionnels agréés. Pour circuler sans accroc, il faut présenter une plaque conforme au format SIV : fond blanc, caractères noirs, dimensions standard, logo régional et numéro de département bien visibles. La moindre modification non conforme expose à une amende de 135 euros et, en cas de fraude, l’immobilisation du véhicule n’est pas à exclure.
Les compagnies d’assurance veillent elles aussi. Un sinistre avec une plaque non homologuée ou affichant une combinaison interdite peut remettre en question la prise en charge. La plaque d’immatriculation n’est pas un simple détail esthétique : elle conditionne l’identification du véhicule et autorise sa circulation.
Pour éviter toute sanction, voici quelques points à surveiller :
- Respect strict du numéro attribué par l’administration
- Refus de toute personnalisation non autorisée (police de caractères, espaces…)
- Vérification du logo régional et du numéro de département
La prudence reste la règle. Les contrôles, notamment ceux des radars automatiques, ne laissent pas passer les erreurs ou les fantaisies. Le système SIV verrouille toute ambiguïté : chaque plaque doit être immédiatement identifiable. Les amateurs de personnalisation sont prévenus : la plaque minéralogique n’est pas un terrain de jeu, mais le sésame obligatoire pour rouler sans tracas.


