Deux ans de silence, un simple certificat qui manque à l’appel, et voilà toute une mécanique administrative qui s’enraye. L’administration française ne prévoit aucun délai de prescription pour l’obtention d’une carte grise après l’achat d’un véhicule. Un certificat d’immatriculation demandé deux ans après la transaction expose à des sanctions immédiates, même si le véhicule n’a pas circulé.
Toute omission ou retard sur ce point figure comme une infraction, passible d’une amende forfaitaire de 135 euros, majorée en cas de non-paiement rapide. Pourtant, la procédure de régularisation reste accessible, quelles que soient les circonstances ayant conduit au dépassement du délai.
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Pourquoi attendre 2 ans pour faire sa carte grise pose problème
Laisser passer deux ans avant de demander sa carte grise, c’est s’exposer à des difficultés bien concrètes. L’immatriculation d’un véhicule, ce n’est pas une simple formalité : c’est le document qui fait foi, celui qui atteste que vous êtes bien le propriétaire, et qui vous autorise à circuler sur la voie publique. Laisser traîner ce dossier, c’est prendre le risque de se retrouver hors des clous de la réglementation.
Le changement de titulaire doit être effectué dans les 30 jours suivant l’achat. Dépasser ce délai, c’est s’exposer à des tracas. Contrôle routier, vente de la voiture, accident… Tout se complique. Les policiers ne font pas d’exception : présenter une carte grise au nom de l’ancien propriétaire, deux ans après l’achat, vous place d’emblée en infraction, avec une amende à la clé, voire une immobilisation du véhicule.
Les problèmes ne s’arrêtent pas là. Du côté des assurances, la rigueur est de mise : en cas de sinistre, l’assureur peut refuser d’indemniser si le changement de carte grise n’a pas été fait dans le délai légal. Le certificat d’immatriculation devient alors la pièce centrale pour prouver qui est le titulaire. Avec deux ans de retard, les démarches deviennent un casse-tête, et votre protection n’est plus assurée.
Impossible également de vendre ou de donner le véhicule sans régulariser l’immatriculation. Les services administratifs croisent automatiquement les fichiers, et le moindre écart bloque la procédure. Le retard se paie, à chaque nouvelle étape.
Quels risques concrets en cas de carte grise non faite dans les temps ?
Un véhicule dont l’immatriculation n’a pas été actualisée dans les temps devient une source de complications à répétition. Sur la route, le risque est permanent : lors d’un contrôle, présenter une carte grise au nom de l’ancien propriétaire, deux ans après, c’est s’exposer à une sanction immédiate. Amende de 135 euros, qui grimpe si le règlement traîne, parfois immobilisation du véhicule. Aucune tolérance.
Mais la sanction financière n’est que la première couche. Si un accident survient, l’assurance peut tout simplement refuser d’indemniser, faute de certificat d’immatriculation à jour. L’automobiliste se retrouve seul, face à l’administration, face à l’assureur.
Voici les principales conséquences à anticiper quand la carte grise n’est pas régularisée :
- Impossibilité de vendre ou de donner le véhicule : sans carte grise à votre nom, la mutation administrative s’enlise.
- Blocage lors du contrôle technique : impossible de présenter un véhicule dont le changement de titulaire n’a pas été effectué.
- Recours limités en cas de vol ou de litige : pour l’administration, le propriétaire reste celui inscrit sur le certificat.
Faire sa carte grise après deux ans, c’est cumuler les obstacles. La règle ne varie pas : tout retard expose à des sanctions immédiates, mais aussi à des complications durables, qui peuvent perturber la vie du propriétaire du véhicule.
Les démarches à suivre pour régulariser une carte grise en retard
Pour remettre les choses en ordre deux ans après l’achat, la marche à suivre reste stricte. Tout passe par l’ANTS, avec un dossier complet à fournir. Il faut réunir l’ensemble des pièces justificatives : pièce d’identité, justificatif de domicile, certificat de cession signé lors de l’achat, contrôle technique de moins de six mois pour les véhicules de plus de quatre ans. Le moindre oubli ou document manquant rallonge les délais et complique la procédure.
La demande s’effectue uniquement sur le site de l’ANTS. Pour que tout se déroule sans accroc, il est impératif de récupérer le code de cession que l’ancien propriétaire devait remettre lors de la déclaration de cession. Sans ce code, la demande risque de rester bloquée. Il faut aussi veiller à télécharger chaque document de façon nette, bien lisible, pour éviter tout rejet de dossier.
Le paiement se fait par carte bancaire, et le montant varie selon le type de véhicule et la région. Une fois la procédure validée, la nouvelle carte grise arrive par courrier sécurisé, généralement sous une semaine. En attendant, un certificat provisoire permet de circuler en règle.
Dans le cas d’un véhicule d’occasion acheté depuis longtemps, chaque étape doit être justifiée : date d’achat, historique, conformité des documents. L’administration ne laisse rien passer lors de la mutation de la carte grise.
Questions fréquentes sur la régularisation après un long délai
Le changement d’état matrimonial ou d’adresse, ça change quoi ?
Un mariage, un divorce, un déménagement : tout changement de situation exige une mise à jour de la carte grise, même après deux ans. Il suffit d’ajouter le justificatif correspondant (acte de mariage, jugement de divorce, nouveau justificatif de domicile). L’ANTS veut une carte grise qui reflète la réalité : le document doit être à jour à chaque évolution de la vie du propriétaire.
Peut-on régulariser la situation sans code de cession ?
Sans ce code, la procédure risque de s’enliser. Il est alors indispensable de contacter l’ancien propriétaire pour l’obtenir. Si la personne est injoignable, l’ANTS peut demander des pièces complémentaires : acte de vente manuscrit, preuve des échanges, voire récépissé de remise des clés.
Voici quelques situations à connaître en cas de dossier complexe :
- Duplicata : en cas de perte, de vol ou de détérioration, la demande de duplicata suit une procédure simplifiée, mais il ne s’agit pas d’un changement de titulaire après achat.
- Délais dépassés : la régularisation est toujours possible, mais expose à une amende forfaitaire de 135 €, qui peut grimper à 750 € si le retard persiste.
Les conséquences d’un retard ne s’arrêtent pas au montant de l’amende. Un changement de titulaire non enregistré bloque toute vente future et complique la souscription d’une assurance. Régulariser sa carte grise après deux ans, c’est retrouver une liberté de mouvement et une tranquillité administrative. Autant ne pas laisser traîner, car le temps perdu finit toujours par coûter cher.



